Catégorie : Interview jerome

A l’origine de l’aventure, Jérôme BERTHELOT a quitté ses fonctions de responsable d’exploitation d’une société de service d’une cinquantaine de collaborateurs, qu’il avait contribué à créer et à développer durant 10 ans.

De retour dans sa Bretagne natale, il en a alors profité pour réaliser un rêve : créer sa société et mettre au service des particuliers et des entreprises ses compétences en gestion de projet et en organisation.

cassiopee-bretagne-Jérôme-Berthelot-wedding-plannerJérôme BERTHELOT s’est naturellement démarqué de ses concurrent(e)s en abordant ce nouveau challenge non pas par le côté paillettes, mais avec méthode et professionnalisme.

Il ne lui était pas concevable de gérer un dossier aussi important qu’un mariage sans cahier des charges, budget prévisionnel, une phase de conception puis d’organisation opérationnelle, etc…

Jérôme BERTHELOT n’a d’ailleurs pas hésité à importer de son passé de technicien, et ce pour la première fois en France, la terminologie de coordination dans le monde du mariage.

Cette approche innovante a immédiatement été saluée tant par les mariés que par les prestataires.

Je compare toujours ce métier à celui d’un architecte. A l’agence Cassiopée, nous imaginons, conseillons, concevons, accompagnons et supervisons jusqu’au parfait achèvement de l’ouvrage.

Notre métier n’est pas de se substituer au savoir-faire des prestataires.
Nous laissons les fleurs aux fleuristes et les arts de la table au traiteur. Mais nous devons connaitre les rouages de leur métier, les comprendre afin de pouvoir conseiller au mieux nos clients bien sûr, mais également d’apporter un soutien organisationnel efficace aux prestataires.

L’architecte ne sait pas nécessairement monter un mur de ses mains aussi bien qu’un maçon, mais il doit savoir combien cela prend de temps, pour quel coût et avec quels matériaux afin de pouvoir chiffrer, planifier et contrôler le travail.

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Une petite anecdote : lorsque j’ai rencontré ma toute première cliente, à la fin de l’entretien, elle m’a dit : « j’ai rencontré toutes les agences de Rennes, vous êtes de loin le plus professionnel ».

J’étais bien sûr flatté et amusé. Mais cet amusement mis à part, j’étais surtout assuré du fait que j’étais dans le vrai et que ce métier avait besoin de se structurer, de méthode et de professionnalisme et que mon approche correspondait à une attente et un besoin.

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Un architecte peu très bien être architecte d’intérieur, mais ce sont deux métiers différents.

La décoration de mariage est une corde supplémentaire intéressante à avoir à son arc, mais ce n’est nullement une obligation pour être un bon wedding planner.

En déco, mon style personnel peut plaire mais pas toujours ; il faut savoir respecter les goûts des clients et s’entourer de créateurs avec des styles complémentaires.

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Bien sûr ! Ne pas en avoir serait comme avoir un restaurant avec un seul plat à la carte. Il est difficile de ne vivre que de l’organisation de mariage.

Notre premier axe de diversification est de proposer aux mariés des services comme la mise en lumière, la création de candy bars ou encore l’office laïque à travers l’agence Les Petits papiers.

Le deuxième axe, est de travailler sur d’autres événements et avec d’autres clients. Un coordinateur événementiel doit pouvoir s’adapter et c’est l’objectif des formations que nous proposons. Pouvoir organiser aussi bien des mariages que des événements pour les entreprises.

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PageLines-CFAE-formation-evenementiel-wedding-planner-Magaly-Zarka.jpgEn 2009, une jeune femme m’a contacté car elle voulait devenir wedding planner et elle me demandait quelle formation suivre.

Afin de lui répondre au plus juste, j’ai analysé l’offre de formation existante et j’ai été surpris : toutes les formations proposées étaient en décalage complet avec la réalité du terrain.

Des visites de magasins de robes alors que les mariées ont souvent déjà une idée précise en tête depuis fort longtemps, de l’art floral alors que jamais vous n’avez à gérer ce poste, du pliage de serviette alors que c’est le métier du traiteur etc…

Mais pire, aucune formation ne parlait de sécurité, de DB mètre ou de détecteur de fumée. Aucune ne parlait de simulation d’ensoleillement, de ratios de places assises pour un cocktail ou de confort des invités. Aucune ne parlait de puissance électrique disponible par prise de courant ou de comment éviter un effet Larsen lors d’un discours.

Bref, j’ai compris que non seulement les formations étaient conçues de façon marketing par des communicants pour faire rêver les stagiaires, mais aussi que cela tirait le métier vers le bas.

Contribuer à la professionnalisation de ce métier, lutter contre l’amateurisme ressenti par nombre de prestataires et tirer ce métier vers le haut a été une évidence.

Nous avons cependant souhaité attendre 2010 pour créer le CFAE car il nous paraissait indispensable d’acquérir plusieurs années d’expérience avant de dispenser cette formation basée sur des dossiers réels de mariages réussis.

Il est toujours inquiétant de voir que des centres créent leur activité de wedding planner en même temps que leur offre de formation. On est en droit de se demander quelle est la base concrète sur laquelle ils enseignent.

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  • Premier exemple, l’usage excessif de photos achetées sur des banques d’images témoigne d’un manque de matière « authentique »

Un des moyens de le vérifier, est de faire un clic droit sur une photo et de copier l’URL dans www.tineye.com

Vous serez surpris de voir qu’une photo peut être présente sur 70 sites internet différents !

  • Deuxième « astuce », la domiciliation postale qui permet pour 9 € par mois de laisser croire qu’une entreprise a des locaux dans les beaux quartiers parisiens et ainsi se donner une forme de crédibilité.

Pour le vérifier il suffit de saisir l’adresse dans les pages jaunes sans le nom de l’entreprise et si vous trouver 50 entreprises à la même adresse, surtout dans un immeuble de 4 étages, c’est qu’il s’agit probablement d’une domiciliation mais pas de locaux à proprement parler.

Il y a aussi l’usage excessif de superlatifs comme le plus grand, le premier, le meilleur, celui qui a formé le plus de stagiaires (alors que ces chiffres ne sont pas diffusés). Ce sont donc des « qualités » auto-attribuées. Quand on cherche à trop rassurer, c’est qu’il y a un problème !

L’objet ici n’est pas de pointer tel ou tel centre, mais d’éveiller le sens critique des stagiaires. Beaucoup nous appellent en nous disant être un peu perdu. Il suffit parfois de gratter un peu le vernis pour se faire une idée pertinente.

Sur ce point, les stagiaires doivent être exigeantes et vigilantes. Il faut absolument prendre le temps de se renseigner sur l’expérience des ou du formateur. Et toujours sans se laisser séduire par des artifices ou des discours invérifiables.

Pour cela il existe www.infogreffe.fr, si un wedding planner vous dit exercer depuis 10 ans mais réalise moins de 10 000 € de chiffre d’affaire par an, comment peut-il prétendre vous apporter les clés de la réussite.

Si un autre vous dit qu’en 4 ans il a réalisé 100 mariages, posez-vous la question de la vraisemblance. Il y a 20 samedis entre début mai et fin septembre. Faire 25 mariages par an et cela dès la première année sans aucune références…c’est pour le moins suspect.

Consultez notre site internet d’organisation de mariages et cérémonies laïques Cassiopée : Cliquez ICI

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Oui, ça m’échappe parfois car je n’ai jamais compris pourquoi en grammaire le masculin devait l’emporter sur le féminin dès lors qu’il n’y a qu’un seul homme face vingt ou trente femmes.

Et comme c’est à peu près la proportion d’hommes que nous formons, je me permets de généraliser l’emploi du féminin.

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Une bonne organisation, de la méthode et une gestion efficace de l’agenda !

Tout d’abord, les formations se déroulent en semaine alors que mes clients ne sont en général disponibles que le week-end.
De plus, j’ai développé au fil des années une méthode de travail qui me permet d’organiser un mariage de A à Z en 70 heures en moyenne. Soit 2 semaines au total.

Pour y arriver, j’ai bien sûr réduit la voilure.
Je n’accepte plus que 6 à 8 mariages par ans, ce qui me permet de choisir les dossiers les plus intéressants : financièrement pour certains, mais surtout humainement pour la plupart.

Donc même avec 8 mariages par an et 3 à 4 semaines de congés, il me reste 32 semaines par an à consacrer à mes stagiaires.
Environ la moitié passée en formation et l’autre moitié consacrée au suivi des stagiaires.

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